L'EMDR, un chemin de déblocage neuro-émotionnel vers la libération des expériences traumatiques 

L’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing), en français Désensibilisation et Reprogrammation par les Mouvements Oculaires, est une thérapie qui permet d’alléger la mémoire émotionnelle et de se libérer des empreintes laissées par des expériences traumatiques.

Qu’est-ce que l’EMDR ?

L’EMDR utilise des stimulations bilatérales alternées des yeux pour aider le cerveau à retraiter des informations douloureuses et/ou perturbantes. Cette technique s’adresse aux vécus traumatiques, aux blocages profonds et aux schémas émotionnels répétitifs.

L’objectif est de libérer les empreintes laissées dans le système nerveux, apaiser les réactivités, et restaurer une stabilité intérieure.

Elle repose sur un protocole très précis et structuré, pratiqué dans un cadre rassurant et sécurisant.

Les troubles et situations concernés par la thérapie EMDR

L’EMDR est  indiquée pour les personnes souffrant de Syndrome de Stress Post-Traumatique (SSPT).

Si votre quotidien est marqué par des symptômes comme des cauchemars, des flash-backs, une hypervigilance, de l’anxiété chronique, des troubles du sommeil, des réactions émotionnelles intenses ou des évitements persistants, l’EMDR peut constituer une aide précieuse.

Les types de traumatismes pris en charge par l’EMDR qu’ils soient récents ou anciens : violences physiques et/ou sexuelles ; accidents ; certaines situations de deuils… mais aussi dans des contextes plus extrêmes tels que les attentats, les catastrophes naturelles ou les situations de guerre.

Ici, vous pouvez tout dire – même, et surtout, ce qui a été, ce qui est le plus douloureux. Vous n’êtes plus seul·e.

3 questions pour mieux comprendre l’EMDR

Le stress post-traumatique, longtemps considéré comme une blessure invisible, laisse pourtant des empreintes bien réelles dans le cerveau. À la suite d’un événement traumatisant, certaines régions cérébrales s’activent de manière excessive ou, au contraire, se désengagent, perturbant durablement les mécanismes de régulation émotionnelle, de mémoire et de perception du danger.

D’ordinaire, le Système Nerveux Autonome a la capacité de traiter les expériences vécues, à les relier à des ressources internes, et à les intégrer comme des souvenirs non perturbants. Ce processus se déroule notamment pendant le sommeil paradoxal, où les mouvements oculaires rapides (REM) facilitent le tri émotionnel et la mise en mémoire. Certains traumatismes bloquent ce processus. Le système nerveux reste alors bloqué en mode « alerte permanente » comme si le danger n’était jamais vraiment passé.

C’est là que la technique EMDR intervient en reproduisant ce processus en état d’éveil lors des séances de désensibilisation : grâce aux stimulations bilatérales oculaires, le cerveau est invité à retraiter les informations bloquées (souvenirs traumatiques, émotions figées) comme il le ferait naturellement pendant le sommeil. Cela permet de désensibiliser la charge émotionnelle, de réorganiser les connexions neuronales, et de transformer le trauma en souvenir intégré, au service de l’équilibre psychique.

Le cerveau peut enfin retraiter l’événement traumatique et le transformer en simple souvenir, sans charge émotionnelle envahissante. Le trauma ne disparaît pas, mais il change de place : il cesse d’être une alerte constante pour devenir une mémoire intégrée, digérée, apaisée.

Francine Shapiro (1948–2019), psychologue américaine, est la créatrice de la thérapie EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing), découverte en 1987 et formalisée en 1989 dans le Journal of Traumatic Stress. Elle a fondé l’EMDR Institute en Californie et le programme humanitaire Trauma Recovery EMDR, qui intervient dans le monde entier auprès de populations traumatisées.

Son travail a été salué par plusieurs distinctions internationales, dont le Prix Sigmund Freud de psychothérapie et des récompenses de l’American Psychological Association pour ses contributions à la prise en charge du trauma.

L’EMDR a été créée par Francine Shapiro, psychologue américaine, en 1987. Depuis, son efficacité a été largement démontrée et reconnue.

Aujourd’hui, elle est :

  • Recommandée par la Haute Autorité de Santé (HAS) en France (depuis 2007)
  • Validée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) (depuis 2012)
  • Intégrée dans les protocoles de soins du Département de la Défense américain et du Department of Veterans Affairs (depuis 2004)
  • Validée par des labels scientifiques : INSERM (2004) ; NICE (2006) ; WHO (2013)
  • Utilisée dans plus de 130 pays

De nombreuses études cliniques américaines ont démontré son efficacité auprès des vétérans du Vietnam, des survivants de catastrophes naturelles et des victimes de violences.
Celles-ci concluent à un taux de rémission très élevé du PTSD (terminologie anglosaxonne) puisqu'il oscille entre 60 et 90%.
Par ailleurs, l'effet de l'EMDR semble durable, puisqu'après 35 mois la rémission du PTSD est toujours présente.

Les étapes de votre accompagnement en EMDR

L’EMDR est une démarche engageante qui mérite d’être envisagée avec justesse.
Je vous accompagne pas à pas dans un cadre sécurisé, en respectant vos ressources et vos limites.

Si vous pensez que l’EMDR peut vous aider, je vous propose 

un premier échange téléphonique gratuit et sans engagement.

Tarifs des séances

L’accompagnement en EMDR s’inscrit dans un cadre structuré et progressif, respectueux de votre rythme et de vos ressources. Chaque étape du processus – de l’anamnèse à la réévaluation – vise à favoriser un travail en profondeur tout en garantissant votre sécurité émotionnelle.

  • Anamnèse (entretien initial) – 1h30 · 60 €
  • Séance de désensibilisation (de 1 à 8 séances selon les consultants) – 1h30 · 80 €
  • Séance de reprogrammation (en général une seule séance suffit) – 1h30 · 80 €
  • Séance de réévaluation (6 semaines après la fin du protocole) – 1h · 60 €

Le règlement des consultations peut se faire par chèque, espèce ou virement. Toute séance annulée moins de 48h à l’avance est considérée comme due

L’EMDR , ne remplace pas un suivi médical. Elle s’inscrit en complémentarité et ne vise pas à poser un diagnostic.